La formation des télépilotes, pour les usages autres que le loisir, est un des moyens choisis par la loi pour assurer la sécurité de l’usage des drones civils.

Le télépilote devant acquérir à la fois « connaissances et compétences », sa formation présente nécessairement un volet pratique et un volet théorique. C’est ce que précise l’article D. 136-2, qui distingue le certificat d’aptitude théorique de télépilote délivré, après un examen, par le ministre chargé de l’aviation civile, et l’attestation de suivi de formation établie par l’exploitant en charge de la formation pratique. Un arrêté a été pris le 18 mai 2018, en application de l’article D. 163-2. Retour sur certaines dispositions du texte.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037019315&dateTexte=&categorieLien=id

 

L’arrêté du 18 mai 2018 sur la formation des télépilotes est entré en vigueur le 1er juillet 2018

 

L’arrêté fixe les exigences pour exercer les fonctions de télépilote dans le cadre des scénarios opérationnels S-1, S-2, S-3, S-4 et dans le cadre d’expérimentations. L’arrêté met en place un certificat d’aptitude théorique ainsi que des exigences de formation pratique.

 

Sont dispensés de ces exigences que ceux qui ont acquis des connaissances et des compétences, jugées équivalentes, dans le cadre d’activités militaires.

 

L’arrêté prévoit de quelle manière seront prises en compte les qualifications professionnelles acquises dans un ou plusieurs autres Etats membres de l’Union européenne ou Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen.

 

La formation des télépilotes est contrôlée par un examen théorique

 

L’annexe I de l’arrêté fournit le programme des connaissances théoriques à acquérir.

 

L’examen consiste en une épreuve écrite d’une durée de 1 heure et 30 minutes. Il prend la forme d’un QCM de 60 questions indépendantes les unes des autres.
Pour être déclaré reçu, le candidat doit répondre de manière correcte à au moins 75 % des questions. Il n’existe pas de notation négative.

 

Pour en savoir plus :

 

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/examens-theoriques-bb-ulm-iulm-telepilote-laplpplah

 

 

La formation des télépilotes est aussi une formation pratique

Le principe posé est que le télépilote ne peut pas assurer lui-même sa formation pratique. Elle fait l’objet d’une attestation de suivi, délivrée par l’exploitant qui l’aura dispensée.

La formation pratique est axée sur :

  • La préparation du vol (mission et machine)
  • Le briefing, le débriefing et le retour d’expérience
  • Le vol en situation normale et anormale

 

Un livret de progression attester l’acquisition des compétences pratiques. Il contient les comptes rendus détaillés des formateurs et comporte les évaluations visant à estimer les progrès.

 

La formation du télépilote doit pouvoir être justifiée à tout moment

 

Le télépilote doit être muni de son certificat d’aptitude théorique et de son attestation de suivi de formation, ou de son attestation d’aptitude aux fonctions de télépilote, et d’une pièce permettant de justifier de son identité.

 

 

L’incidence des scénarios

 

Ce qui précède est valable pour les scénarios S1 à S3. Pour le scénario S4, le certificat d’aptitude théorique n’est pas suffisant. Le télépilote doit détenir un des titres aéronautiques visés à l’article 4 de l’arrêté. Il peut s’agir, notamment, d’une licence de pilote de la catégorie avion, hélicoptère ou planeur.

 

L’âge des télépilotes

 

On retrouve ici un traitement différencié. On peut pratiquer dans le cadre des scénarios S1 à S3. Il faut attendre d’avoir 18 ans dévolus, pour le scénario S4.