L’utilisation des données produites par les cabinets permet à la firme CLIO (www.clio.com/) de publier chaque année un rapport sur l’activité des avocats. Le Legal Trends Report 2017 est aujourd’hui disponible.

 

La percée de CLIO

Dans le domaine des logiciels de gestion de cabinets d’avocats, la firme Clio a fait depuis quelques années, outre-Atlantique, une percée remarquée. Son logiciel, qui offre des services de plus en plus étendus est utilisable en SAS, dans le cloud. Il y avait probablement une place à prendre sur le marché américain, où les logiciels « métier » étaient peu répandus. Les qualités intrinsèques du logiciel et les avantages de l’utilisation SAS ont contribué au succès.

Les Legal Trends Report exploitent les données collectées

Mais le Legal Trends report contribue aussi à la notoriété de la société. L’idée a pourtant de quoi surprendre. Il s’agit ni plus ni moins que d’exploiter les données d’utilisation du logiciel pour en tirer des leçons, notamment sur les habitudes, la rentabilité et la productivité des cabinets.

Le rapport de cette année s’appuie sur l’exploitation des données anonymisées de 60 000 avocats. Ces données sont complétées par les réponses à un double sondage, que la firme fait parallèlement réaliser, auprès de cabinets d’avocats et de consommateurs.

Les enseignements tirés des données

Le chiffre le plus marquant de cette année ? Le temps consacré en moyenne par un avocat au travail facturable : 2,3 heures, par jour. Soit 29% d’une journée de huit heures. Encore ne s’agit-il que des heures enregistrées. Les heures facturées sont moins nombreuses et les heures payées moins nombreuses encore (utilization, realization, collection).

Les données des cabinets permettent aussi à  CLIO de déterminer la valeur moyenne d’un dossier (en honoraires) en fonction du contentieux traité.

Le prix à payer

Les rapports publiés sont donc riches d’enseignement pour les avocats. Mais le prix à payer est lourd. Les données exploitées ne sont pas les données des clients. Elles sont également anonymisées. Il n’empêche. Que le prestataire puisse ainsi collecter et utiliser les données produites par les cabinets d’avocats peut susciter, à tout le moins, des interrogations.